
Petrópolis : sur les traces de Stefan Zweig
80 pages 64 photos couleur & nb / Format 24 x17 cm
Prix de vente : 32 Euros
Edition Collector avec tirage de tête signé et numéroté : 90 euros
Disponible auprès de l’auteur (jcbechet@gmail.com)


21 Février 1942 : Stefan Zweig met fin à ses jours en s’empoisonnant avec un barbiturique. Suivie une heure plus tard de Lotte qui refuse de survivre à son compagnon. Il a laissé ses affaires en ordre et un mot sur la table :
— Stefan Zweig, Pétropolis, 22-2-42
« Avant de quitter la vie de ma propre volonté et avec ma lucidité, j’éprouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Brésil, ce merveilleux pays qui m’a procuré, ainsi qu’à mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j’ai appris à l’aimer davantage et nulle part ailleurs je n’aurais préféré édifier une nouvelle existence, maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est détruite elle-même.
Mais à soixante ans passés il faudrait avoir des forces particulières pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les miennes sont épuisées par les longues années d’errance. Aussi, je pense qu’il vaut mieux mettre fin à temps, et la tête haute, à une existence où le travail intellectuel a toujours été la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême de ce monde.
Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux. »

J’ai découvert Petrópolis, en novembre 2024. Il pleuvait, beaucoup. La ville ruisselait dans une lumière crépusculaire. La nuit tombait tôt. L’ombre de Stefan Zweig m’a semblé hanter les lieux. Sur une petite colline, en haut d’un raide escalier, sa petite maison est devenue la Casa Stefan Zweig. Sa vocation est d’être un mémorial de l’exil pour les artistes, intellectuels, scientifiques et autres Européens ayant fui le national-socialisme. Je connaissais (un peu) l’œuvre de Zweig. Je m’y suis alors replongé avec un nouveau regard et j’ai décidé de lui rendre hommage en photographiant la ville contemporaine de Pétropolis, avec en tête cette destinée tragique et sa résonance avec le monde actuel. JCB
