Carnets #4 : Tombouctou, peut-être… (2012)

Format 24×30 cm, 54 pages, 27 photos couleurs, éditions trans photographic press
Édition numérotée de 750 exemplaires (32 E)

Une édition limitée, numérotée et signée, avec un tirage original (limité à 30 exemplaires) est disponible auprès de l’auteur (120 E)

Tombouctou, peut-être…

Ce volume aurait dû être le premier de mes « Carnets ». C’est en effet sur les rives du fleuve Niger que j’ai senti que je devenais photographe. C’était il y a 25 ans, à l’été 1987, entre Mopti et Gao. Muni de mes deux Minolta X700, je voyais le chaos du monde s’organiser dans mon viseur…  J’avais 23 ans. Mes premières années photographiques furent africaines. Après ce premier voyage dans le Sahel de 1987, il y a eu un long séjour au Cameroun, et puis un lent retour, en 1990, en auto-stop, à travers le Sahara vers la France. J’ai voyagé au contact de ceux qui espèrent commencer une nouvelle vie, au Nord, en Europe. Pour moi, il s’agissait de retrouver Marseille, ma ville natale. Je voulais revenir doucement, et arriver en bateau depuis Alger, sœur jumelle de Marseille…
En janvier 2012, pour fêter les 25 ans de mon premier séjour africain, j’avais décidé de retourner sur les boucles du Fleuve Niger. Revoir Mopti, Gao, Gourma Rharous, Djenné, Tombouctou… La géopolitique en a décidé autrement. Chacun m’a déconseillé d’aller sur ce territoire là, désormais fermé aux européens. Alors je me suis replongé dans mes archives. J’avais élaboré, il y a vingt ans, de nombreux projets de livres autour de ces images africaines. Aucun n’avait abouti…
L’actualité rattrapait mon passé. En juin, le nord du Mali était en guerre. Des groupes extrémistes ont commencé à détruire les mausolées et mosquées de Tombouctou.  En 1987,  je n’avais passé que quelques heures dans cette ville mythique, le temps d’une escale du bateau, le fameux « Capitaine Soumaré »… Enfant j’avais décidé de voyager en fonction de noms qui me faisaient rêver : Zanzibar, Valparaiso, Vladivostock, Tombouctou…  Aujourd’hui l’image de Tombouctou apparaît dans ma mémoire comme un mirage dans le désert brûlé de soleil.
J’espère qu’un jour je retournerai au Mali, au Niger, au Burkina-Faso, dans le désert algérien… Je prendrai alors avec moi ce livre. Il est presque fait pour ça.  Pour garder une trace. Evidemment ce ne sera plus les mêmes voyages, les mêmes nuits en plein air, les mêmes tempêtes de sable qui eurent raison de tous mes appareils…   Mais j’irai, comme les premières fois, au hasard du moment, là où les taxi-brousse me portent. J’aimerai revoir Mopti ou Gao, et Tombouctou, peut-être…   JCB


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© JC Béchet

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